AWS et Google, les « oubliés » de la nouvelle politique de licences Microsoft

Microsoft politique licences UE

Les conditions de licence plus « flexibles » que Microsoft s’apprête à appliquer dans l’UE excluent autant AWS que Google… qui haussent le ton.

On pouvait s’y attendre : l’évolution prochaine des conditions de licence de Microsoft ne plaît pas à tout le monde. Les modifications en question s’appliqueront au 1er octobre 2022, à l’échelle de l’UE. Point principal : un allègement des restrictions pesant sur l’hébergement cloud.

Dans les grandes lignes, les clients qui ont la Software Assurance ou qui exploitent des licences sur abonnement pourront installer les logiciels sur l’infrastructure de leur choix. Ou presque. Il existe effectivement une liste d’exceptions. Et pas n’importe laquelle : AWS y figure, comme Google et Alibaba.

Cette liste n’est pas nouvelle. Microsoft l’applique déjà dans le cadre de ses conditions actuelles, dont l’entrée en vigueur remonte au 1er octobre 2019. Depuis lors, il n’est plus possible d’héberger ses logiciels – acquis après cette date via le programme de licences en volume – sur les environnements dédiés des fournisseurs de cloud public. Ni en multilocataire. Sauf à choisir une des options suivantes :

– La Software Assurance et des droits de mobilité de licence
– Azure Dedicated Host (cloud privé)
– Des services cloud incluant les licences

Pour les clients européens… et les fournisseurs européens

Avec les nouvelles conditions, ces restrictions n’auront plus cours… sauf, donc, pour les membres de la liste d’exceptions. Dans l’absolu, Microsoft ne s’en est pas caché dès lors qu’il a commencé à mettre de l’eau dans son vin, sous le coup d’une enquête de la Commission européenne. « Nous allons aider les fournisseurs cloud européens à héberger [nos produits] sur leurs infrastructures », affirmait notamment le groupe américain.

« Les clients devraient pouvoir […] choisir la technologie qui fonctionne le mieux pour eux et non pas celle qui fonctionne le mieux pour [vous] », lui répond-on, en substance, chez Google. Même son de cloche chez AWS, qui avait déjà élevé la voix.

Photo d’illustration © Everything possible – Shutterstock